Lorsque les méthodes d’imagerie telles que la radiographie, la tomodensitométrie (TDM) et l’échographie sont insuffisantes pour établir un diagnostic, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) peut être nécessaire. Toutefois, par rapport aux autres méthodes d’imagerie, cet examen présente certaines contraintes : il est plus long, nécessite que le patient reste immobile pendant toute la procédure et implique l’entrée dans un tunnel magnétique. L’IRM sous anesthésie permet de surmonter ces difficultés chez certains groupes de patients.
Dans quels cas une IRM sous anesthésie est-elle nécessaire ?
Une IRM sous anesthésie peut être indiquée chez les patients qui :
- Ne peuvent pas rester immobiles ou sont susceptibles de ne pas pouvoir le faire (ex. : troubles de la conscience, démence)
- Sont des enfants incapables de suivre les instructions (ex. : apnée demandée)
- Ressentent des douleurs importantes en position allongée
- Nécessitent une assistance respiratoire (ventilation)
- Souffrent de claustrophobie (peur des espaces confinés comme le tunnel IRM)
Précautions avant l’IRM
L’IRM utilisant un champ magnétique puissant, certains éléments doivent être vérifiés avant l’examen :
- Présence d’un stimulateur cardiaque (pacemaker)
- Implants métalliques de composition inconnue
- Prothèses dentaires métalliques amovibles
- Corps étrangers métalliques (notamment dans l’œil)
- Clips d’anévrisme cérébral
La présence de ces éléments peut empêcher la réalisation de l’IRM.
Par ailleurs, les antécédents allergiques pouvant interférer avec les médicaments anesthésiques doivent être évalués avant la procédure.
Comment se déroule une IRM sous anesthésie ?
- Le patient doit être à jeun pendant environ 4 à 6 heures afin de prévenir les risques d’inhalation en cas de vomissements.
- L’anesthésie est administrée par un anesthésiste, soit par inhalation, soit par voie intraveineuse.
- L’objectif est de maintenir le patient immobile pendant toute la durée de l’examen.
- Les paramètres vitaux (pression artérielle, fréquence cardiaque, température, respiration et saturation en oxygène) sont surveillés en continu à l’aide d’équipements compatibles avec l’IRM.
La durée de l’examen varie généralement entre 30 et 90 minutes , selon la zone étudiée et l’utilisation éventuelle d’un produit de contraste.
Après l’examen
Après l’IRM sous anesthésie :
- Une période de surveillance de 1 à 2 heures peut être nécessaire
- Des effets légers comme somnolence, fatigue ou baisse de concentration peuvent apparaître durant la journée
- Il est recommandé que les patients adultes soient accompagnés